Le krav maga, une discipline récente

À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, des mouvements fascistes harcèlent les communautés juives. Imi Lichtenfeld (Sde Or), né en 1910 à Budapest, est le père du krav maga. Pratiquant la boxe, la gymnastique et la lutte, il créa face aux attaques fascistes un groupe de jeunes athlètes qui assura la protection de la communauté juive locale. Il prit ainsi part à de nombreuses bagarres, qui aiguisèrent sa prise de conscience sur les différences entre la compétition sportive et le combat de rue. Les premiers principes du krav maga étaient nés.


Par la suite, il se rendit en Israël alors encore au balbutiement de sa création. Il rentra à la Haganah (organisation paramilitaire de protection de la population juive), où il enseigna les techniques de base de la self-défense, puis poursuivit ses activités au sein de Tsahal, l’armée israélienne. Durant 20 années il continua à y perfectionner le krav maga, tout en s’occupant de l’enseignement des instructeurs et des membres d’unités d’élite. En 1964, il quitte l’armée et adapte le krav maga aux civils. Il continue pourtant à superviser l’instruction du krav maga au sein de Tsahal et dans les forces de l’ordre.


Le système du Krav Maga développé par Imi est fondé sur des valeurs morales et humaines, qui soulignent l’importance de l’intégrité, de l’humilité et du respect d’autrui. Le krav maga est donc une méthode de self-défense adaptative et évolutive. Imi Lichtenfeld décéda le 9 janvier 1998 à l’âge de 87 ans, mais ses successeurs continuent à améliorer, adapter et diffuser le krav maga dans de nombreux pays d’Europe et du monde entier, à travers la fédération internationale de krav maga.